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07 February Acte I, scène 1 : le grand départVendredi 1er février 2007 : journée mémorable pour ma petite personne. Je quitte enfin mon boulot, ma vie parisienne (montrougeoise pour les pointilleux) et je décolle pour un pays qui exerce sur moi la même attirance qu'une bobine de fil sur un aimant.Je vais rejoindre mes deux colocs Nico & David, je vais retrouver mon cher ami Cristi, voir de plus près le pays d'un de mes personnages préférés, le Comte Dracula. Quelle joie ! Mes valises sont fermées, cadenassées, chargées dans la voiture, direction l'aéroport. Maman nous y emmène - mes valises et moi (elle est la meilleure Maman du monde, je vous le dis ! - Alexandre je prends le pari si tu veux !). Désormais, ceux qui ne voyagent pas doivent rester derrière les douanes ; j'arrive donc à peine à l'aéroport que je dois déjà dire au revoir à ma Maman chérie. Les yeux voilés de larmes (ah sensibilité quand tu nous tiens), je m'avance donc avec mon chariot vers les douanes, passeport et billet en main, direction comptoir d'enrgistrement. Au passage je rencontre un de mes confrères VIE, et nous voici prêts à embarquer. Enfin presque... J'ai un excédent bagages de 51 kilos... soit 800 euros à régler (après négociation pour faire baisser le prix). Petite formalité me dis-je (au passage ce sont vraiment des enfoirés à Air France de facturer 20 euros le kilo supplémentaire !), tant pis si je dois sortir 300 euros de ma poche (heureusement qu'Ubifrance nous verse un forfait bagages !), de toutes façons, il faut bien que je parte ! Après de nombreuses minutes d'attente et un appel pour l'embarquement sur mon vol Paris-Bucarest (le stress commence petit à petit à monter quand même), je dégaine la carte bleue. Encore quelques secondes d'attente (il fait de plus en pus chaud je trouve) pour m'entendre finalement annoncer : TRANSACTION REFUSEE. Evidemment je n'ai pas encore mon nouveau chéquier, donc aucun autre moyen de paiement. Côté Air France, le message est clair : pas d'autre moyen de paiement, pas de règlement ; pas de règlement, pas d'embarquement ; pas d'embarquement... pas d'embarquement. L'hôtesse plutôt sympathiqueet voyant l'imminence d'un océan de larmes me propose d'appeler ma banque : à la recherche de mon téléphone au fin fond de mon sac à dos, je l'allume (vite bon sang !), je compose fébrilement le numéro de mon banquier, encore de l'attente, et finalement ça décroche. Mais c'est son collègue, mon banquier n'est pas là. Arrrgggghhhhhhhhhhhhh !!!!!!! Après lui avoir brièvement résumé ma situation (mon avion décolle dans 1/4 d'heure) entre deux sanglots, il m'explique qu'il ne peut rien faire pour moi : tout changement sur mon compte ne prendrait effet que le lendemain. Je raccroche... et m'écroule. L'avion décolle et je suis toujours à Paris. Mes cauchemars du mois précédents n'étaient finalement pas si irréels ! Cette peur panique de ne pas pouvoir partir a pris forme. Il faut croire que des larmes sur les joues d'une demoiselle inspirent pitié et compassion. Le personnel de l'aéroport tente de me calmer et de me rassurer : un vol Paris-Bucarest est prévu à 12h25 et il reste de la place. Je contacte Maman pour qu'elle me vienne en aide, elle rapplique aussitôt du boulot et s'engage alors une course contre le temps (vous saviez qu'on pouvait courir un marathon dans un aéroport ???) : du guichet d'informations au gichet Ventes puis au comptoir d'embarquement qui m'envoie vers le guichet des litiges bagages, aller au guichet Ventes et retour au litiges bagages pour finir enfin au comptoir d'embarquement (avec à chaque fois un passage aux douanes, à force de me voir entrer et sortir de la zone voyageurs, ils ne me demandaient même plus mon passeport) ! Je suis en nage, essoufflée, stressée, mais c'est bon, je décolle par le vol de 12h25, mes bagages aussi (entre temps sortis du 1er avion, en stand by puis transférés sur mon nouveau vol). Je suis chanceuse "dans mon malheur", le changement de billet est gratuit et mon excédent bagages est tombé à 612 euros (12 euros le kilos, information que j'avais demandée à Air France et eue avant le départ). MILLE MERCIS à ma Maman sans qui je n'aurais pas pu décoller du tout. Je lui dis au revoir dans un brouillard de larmes et me précipite vers la porte d'embarquement : le type des rayons X me file un coup de mains pour mes bagages à mains et me rassure en me disant que j'ai le temps. Je me pose (enfin) sur les sièges et attend sagement l'annonce d'embarquement, le tout en pleurant à chaudes larmes bien évidemment ! "Mesdames et Messieurs votre attention s'il vous plaît, les passagers du vol 2788 à destination de Bucarest sont priés de se présenter porte B30A pour l'enregistrement. Ladies and gentlemen, your attention please, ...". Je me lève, encore anxieuse, on ne sait jamais, un élément de dernière minute pourrait encore me retenir au sol ! Tout se passe pourtant bien, ma carte d'embarquement est vérifiée et on me laisse passer pour entrer dans les couloirs qui me mèneront à l'avion. Ma place se trouve contre le hublot (ce qui est plutôt cool vu que c'est ce que je préfère), je m'assois, mais ne bouge pas trop. Il me faut du temps pour sécher mes larmes et me laisser enfin aller, faire retomber toute la pression du matin. Le vol se passe très bien, je dors pour la plus grande partie du voyage et consacre le reste du temps à regarder défiler les indicateurs sur l'écran devant moi (4500m, -20°C, ... 10000m, -50°C) ou à fixer le paysage de nuages à portée de regard. 16h07 heure locale, nous sommes arrivés. Après quelques minutes d'attente devant le débarquement des bagages (sortie de l'avion et passage aux douanes en un éclair) et ne restant plus rien, je me dirige vers le bureau de réclamation des bagages où une charmante demoiselle (blonde, ce qui est rare en Roumanie) m'apprend que mes affaires se trouvent à Paris. Quatre de mes bagages arriveront le soir vers 23h, quant au cinquième, peut-être vers 8h le lendemain. Je choisis de me les faire livrer à mon domicile le lendemain, la jeune femme me donne une trousse magique pour la soirée (brosse à dents, brosse à cheveux, savon, etc.) et je me dirige vers la sortie. Un taxi m'attend et je dors les 2h30 que va durer le voyage. Pour continuer dans les boulettes de la journée, je lui donne... 1 LEI de pourboire (ce qui équivaut à 30 centimes d'euros environ) ce qui est donc absolument ridicule !!! J'arrive enfin, me pose tranquillement. Malgré toutes ces péripéties, je suis heureuse d'être en Roumanie et me prépare à découvrir le pays et ses habitants ! A la prochaine pour de nouvelles aventures ! 04 February PrologueCA Y EST, je suis fin prête. La dernière semaine est passée à vitesse grand V. Derniers rdv médicaux avant le départ, derniers achats (vive les disques durs externes, les robes en laine et les cartes mémoire d'appareils photos !!! Les "to-do lists" s'accumulent, s'amoncellent et envahissent mon pc, mon agenda, mes sacs... Ne pas oublier d'encoder mes CD mais avant aller les chercher au bureau de Maman dans les cartons stockés, mais cela veut dire qu'il faut que je regarde les cartons restants à la maison pour les stocker aussi tant qu'à faire (vive le grand nettoyage !), mais d'abord il faut que j'attende que les ouvriers viennent à la maison et puis ce n'est pas la peine d'y aller trop tôt puisque dans la foulée je récupère Maman pour rentrer à la maison, donc si elle termine le boulot vers 17h30-18h, il vaut mieux que j'y sois pour 16h30 et comme je dois faire quelques courses avant, j'ai intérêt à partir de la maison vers 15h... tiens voilà les ouvriers qui arrivent, vite finir de petit déjeuner, préparer les cartons et... ne pas oublier de respirer ! Quelle ambiance survoltée ! Et pourtant je ne semble pas trop excitée (ceux qui m'ont vue peuvent témoigner !). Mes pensées n'arrêtent jamais de défiler et tourner dans ma tête, je boucle et reboucle, je vérifie, que pourrais-je avoir bien oublié de dire, de faire, de préparer ? Finalement, everything is OK, je peux enfin aller dormir. Je finirai d'encoder mes deux derniers CD demain matin pendant le p'tit déj (heureusement que Maman m'a aidée, MERCI !!!). Allez, au dodo, quelques derniers rêves pour dire au revoir à tout le monde et je m'envole. |
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